Et Auguste ?

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Ma petite tête de patate. Ma petite tête de boudin. Mon petit bouchon. Mon poupinou. Mon chérichou. Mon bébé d’amour. Autant de surnoms à peine né et ce encore à ce jour. A sa naissance, je n’arrivais pas à l’appeler simplement par son prénom, ça lui donnait un air de « trop grand garçon ». 

Puis un jour, où j’étais fatiguée de tout, vite excédée par n’importe quoi et rien en même temps, mon petit bébé pleurait à chaudes larmes car n’arrivait pas à s’endormir. Et là, le « Auguste ! C’est bon quoi !! Tu me fatigues !! » est sorti !

Vous savez, quand votre mère vous appelle généralement par votre prénom, c’est que vous filez un mauvais coton ? Eh bien c’était cette intonation que j’ai eu pour l’appeler enfin Auguste. Mais rassurez-vous, aujourd’hui je l’appelle comme ça, non pas parce que je suis énervée mais bien parce que j’ai compris qu’il avait grandit et que « petite tête de patate » ce sera son surnom « de la honte » quand il me présentera sa copine. 

 

Auguste est arrivé dans nos vies, un jour très doux et  ensoleillé. Il était prévu pour le 24 mai mais la vie en a voulu autrement. 

 

Enfin quand je dis la vie, cela se résume à ma Gynéco, qui a eu peur qu’il ne soit trop gros pour arriver par voie basse. Ce fut donc le 11 mai, qu’elle m’appris la nouvelle. Le lendemain je serais Maman. Et c’est bizarrement sans aucune crainte ni appréhension que je transmis le message à Nico (mon mari – vous retrouverez très souvent son prénom, plutôt que « mari ». Je trouve ça plus personnel/intime de l’appeler par son prénom).

Le 12 mai, à 22h01, nous avons rencontré une petite crevette de 3kg160 et 49cm. Il a poussé son premier cri si paisiblement, non pas à la sortie de mon ventre, mais à peine posé dans son petit berceau par la sage femme pour lui nettoyer le nez. En y repensant, c’était surement un avertissement pour moi, afin de me dire que lorsque viendrait mon tour de lui nettoyer les narines, il hurlerait à la mort. J’aurais dû reconnaitre ça pardi !!

Tout s’est extrêmement bien déroulé, tant l’accouchement que l’arrivée à la maison, les premières semaines de vie à 5 (avec une chienne et un lapin en plus). 

 

Puis sont arrivés les fameux maux des bébés, les coliques, les reflux, les nuits courtes et l’allaitement.

 

Je ferais tout un article sur le déroulé de mon accouchement et sur les premières semaines de vie d’Auguste. Il y a tant à dire…

Aujourd’hui, nous avons passé le cap des 1 an. Auguste est un petit garçon, tout ce qu’il y a de plus souriant, rigolo et câlin (bien sûr difficile d’être objective en étant sa mère, mais les moments de crises de pleureront bien présents aussi !).

 

Et oui je dis bien « nous », car pour lui ce fut une année d’apprentissage, de découverte et d’exploration par le jeu mais pour nous également finalement.

 

Il nous a appris la patience, la tolérance, la persévérance et ce qu’est l’Amour maternel. Cet amour tellement puissant qu’il peut faire mal à en pleurer. Tellement puissant qu’il peut vous tenir éveiller plusieurs jours d’affilés. Tellement puissant que malgré les douleurs physiques ou mentales, les bêtises faites, un simple regarde ou sourire vous fait tout oublier en une fraction de seconde.

Cet Amour, je le souhaite à toute personne sur cette Terre, de le connaître au moins une fois dans sa vie. Et je remercie Nico et Auguste de me l’avoir fait rencontrer, connaître et de continuer à me le dévoiler tous les jours.