Mon premier accouchement : un rêve

Mon premier accouchement : un rêve

25 mai 2021

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Je pense que depuis l’annonce de ma grossesse, je n’ai eu cesse de m’imaginer le jour de mon accouchement. Qui plus est, j’étais une fan de la première heure de l’émission « Baby Boom » sur TF1, je ne loupais aucun épisode. Les scénarios étaient donc nombreux dans ma tête pour le jour J. Entre cris et douleurs, pleurs de joies et de peur, la péridurale ou pas…

Bon, sur ce point là, je savais que je ne céderais pas, OUI je voulais la péridurale ! Encore aujourd’hui je ne regrette pas mon choix et admire encore plus les femmes qui décident de ne pas la prendre, pour tout ressentir. J’ai donc pu bénéficier à temps de la péridurale et j’ai réussi à la doser de façon à ressortir ce qu’il faut ressentir. Dans le sens où j’ai pu sentir Auguste venir au monde sans souffrir. Et heureusement, car je pense que j’en aurai atrocement voulu à ma gynéco, de m’avoir déclencher en avance et d’avoir dû subir d’horribles douleurs.

J’ai été déclenchée le 10 mai 2020. 

 

C’était ma dernière échographie de contrôle et ma gynéco m’annonce qu’elle trouve étrange que mon ventre ait pris autant de volume en si peu de temps. En effet j’avais pris 5cm en moins d’un mois mais tout allait bien. J’avais encore beaucoup de liquide amniotique, de la place pour bébé et aucun signe de contraction. Néanmoins, elle a pris peur et pensait qu’Auguste serait bien trop gros si on attendait mon terme (24 mai) et que je ne pourrais donc pas accoucher par voie basse. Elle me « proposa » sans vraiment me laisser le choix, un décollement des membranes pour faire activer le travail, avoir les premières contractions pour accoucher le lendemain. 

En pleine période COVID (malgré le fait que nous venions d’être déconfinés), Nicolas n’avait pas pu m’accompagner et me soutenir. Ce fut l’examen le plus douloureux de toute ma grossesse.

 

Le décollement de la poche est plus que désagréable (Vous pouvez retrouver une très bonne explication faite par LMDM ici). J’ai dû m’accrocher aux parois de la table d’examen tellement c’était douloureux. Heureusement ça n’a duré que 2 minutes, mais elles m’en ont paru 10. Je ressors donc du cabinet, heureuse et annonce à Nico deux nouvelles : j’ai eu atrocement mal et demain il sera Papa. Le soir-même, nous recevions deux amis à la maison, et les pronostics fusaient sur le prénom et la date d’accouchement. Je ne voulais rien leur dire et garder notre petit secret. J’étais néanmoins focaliser sur les contractions que je devais ressentir au cas où nous devrions aller à la maternité. Mais durant la soirée, puis la nuit, puis le matin… rien, wallou, nada, nothing. Même pas l’once d’une mini douleur.

Direction la maternité à 8h00 pour le déclenchement sous ocytocine. Nous prenons les valises, le coussin d’allaitement, de l’eau et c’est parti. Sans affolement, crainte, ou appréhension. Avec du recul, je pense que le fait de savoir que j’allais accoucher dans peu de temps, m’a rassuré. J’avais un inconnu en moins dans mon équation du jour J.

08h45 : on arrive à la maternité Sainte Thérèse. On nous prend la température et on patiente un peu, le temps de faire l’enregistrement à l’accueil.

09h00 : j’ai l’autorisation de descendre en salle d’accouchement mais sans Nicolas. Alors là, énorme coup de panique. Ce qui avait été imaginé et validé depuis le début, c’est que les maris, accompagnants, pouvaient descendre en salle avec la future mère jusqu’à l’accouchement. Et là, on nous dit que « Non c’est interdit, votre mari vous rejoindra dès que votre travail aura débuté ». Je laisse donc Nico à l’accueil et descend, avec toutes mes affaires et mon gros ventre. Arrivée en bas, les larmes aux yeux, je suis complètement perdue. Il n’y a personne. Enfin, je vois ma sage-femme qui arrive vers moi et qui me rassure immédiatement en m’installant dans la salle de travail et me dit « je reviens, je vais de suite chercher votre mari ».

L'une des rare photos que j'ai prise ce jour-là

09h20 : Nicolas me rejoint enfin, je souffle. Nous pouvons commencer le marathon. Ma sage-femme m’injecte une première dose d’ocytocine. Nous sommes rassurés et parés à tout.

10h30 : Aucun signe de contraction. La sage-femme prend les constantes, tout va bien. Elle augmente l’ocytocine et me briefe sur les différentes positions d’accouchement et le déroulement de la journée.

11h20 : Premières contractions. Comme de fortes douleurs de règles mais très supportables. Nous ne comptons pas encore les temps de « pause » entre chaque contraction. Elles sont encore assez éloignées.

12h00 : La sage-femme revient me voir pour contrôler l’avancée du travail et me propose d’augmenter l’ocytocine avec risques de déclenchement de fortes contractions. Elle me demande si je souhaite de suite la pause de la péridurale ou si je souhaite attendre les vraies “grosses” douleurs. Je regarde Nico qui me fait comprendre que quoique je décide il sera à mes côtés. L’ocytocine est donc augmentée et je patiente.

12h45 : Ça y est, les voilà, les contractions douloureuses. 1, 2, 3, je respire et elles passent. Je demande la péridurale avant qu’elles ne soient trop violentes. J’avais envie de savoir ce qu’étaient les vraies contractions, mais de là, à les ressentir jusqu’à en hurler, non merci ! Oui je suis une peureuse – je ne suis pas venue ici-our souffrir hein-, j’assume 🙂 !

13h10 : Le calme est de retour. La première sensation de la péridurale, c’est comme une soirée très bien arrosée ! C’est entre un sentiment de plénitude comme lors d’une anesthésie générale et d’euphorie après le troisième mojito en compagnie de mes meilleures amies ! Plus aucune douleur, j’ai pu me reposer tranquillement.

13h45 : Le travail n’avance pas mais Auguste va toujours bien. La sage-femme me propose de rompre la poche des eaux pour accélérer la descente de bébé. 

Ce n’est pas une légende, ce fut les chutes du Niagara. Et encore j’étais déjà en salle de travail et non chez moi ou dans un magasin. Je ne sais combien de litres j’ai perdu mais je me souviendrais toujours de cette sensation désagréable d’un robinet qui ne cesse de couler.

16h00 : Je commence à avoir un peu faim et soif, mais interdiction d’avaler quoique se soit tant que je n’ai pas accouché. Le coeur d’Auguste ralenti un peu, la sage-femme me prévient qu’il sera un peu plus surveiller mais que ça devrait aller. Nous ne nous inquiétons pas du tout pour le moment.

18h00 : Nouveau pic de ralentissement du coeur, on nous prévient d’un petit risque de césarienne si l’état de bébé ne s’améliore pas et que ma gynéco a été prévenue et qu’elle est en route pour la clinique. Je commence un peu à me poser des questions mais je suis tout à fait ok avec la césarienne. 

Je souhaitais avoir un accouchement par voie basse mais n’aurais rien regretté si une césarienne avait été obligatoire. Cette opération n’était en aucun cas source d’appréhension.

19h00 : Il y a un changement de sage-femme en même temps que l’arrivée de ma gynéco. Je fus un peu triste car la première sage-femme ne nous a pas dit qu’elle partait et c’était comme un repère pour moi. La seconde fut un amour. Contrôle de la gynéco : mon col était ouvert à 8 et là, elle me dit :

« Tout va bien, le coeur de votre bébé est parfait, il n’y a aucune inquiétude, on continue d’attendre ». LE SOULAGEMENT !

 

20h30 : De légères contractions arrivent soudainement, non douloureuses mais surprenantes car je venais de mettre une dose de péridurale. Elles finissent par passer vers 21h15/21h30.

21h45 : Ma gynéco vient contrôler l’avancée de la descente de bébé et là, BINGO. Col ouvert totalement et elle m’annonce sans ménagement: « Oh bah  tenez-vous prête, bébé est là, je vois ses cheveux. On s’installe, vous allez pousser !» PARDON ? QUOI ? COMMENT ? Mais je n’ai absolument rien senti, je n’étais pas prête. Puis-je remettre une dose de péridurale ? Vais-je avoir mal ? Et si je n’arrive pas à bien pousser ? Et je fais quoi quand il arrive ? Je le prends sur moi ? Je le mets au sein ? 

Tout plein de questions fusent dans mon esprit, des questions auxquelles je n’ai pas eu le temps d’avoir de réponses.

21h58 : Je me remémore tant bien que mal mon dernier cours de préparation à l’accouchement sur la poussée. Nico est à mes côtés et finalement à la première instruction de ma gynéco : « Bloquez votre respiration et poussez ! », je fais ce qu’elle me demande sans me poser de question, comme si je me laissais aller. Puis une deuxième respiration…

22h01 : Auguste pointait le bout de son crâne et nous disait bonjour, à Papa et à moi. Je l’ai pris sur moi, il ne pleurait pas. Ce fut le plus beau moment, il cherchait déjà le sein (maintenant je comprends mieux son grand appétit). La sage-femme l’a alors pris pour lui dégager les voix respiratoires et le premier cri retenti dans la salle. LE cri que tous parents attend d’entendre, nous l’avons entendu. Une fierté. Un soulagement. Un amour naissant pour cette petite chose rose gesticulant en tous sens.

Un bébé parfait de 49cm et 3kg160.

 

Oui, pas si gros que ça le bébé, il aurait surement pu aller à terme, mais Papa aurait perdu son pari à propos de sa date de naissance. J’ai eu un accouchement de rêve, deux poussées, aucune fatigue, aucun instrument nécessaire, aucune douleurs, un mari en or et une équipe vraiment aux petits soins.

Tout ce qui s’est passé ensuite restera dans nos têtes, à Nico et moi, car c’est très personnel et surtout, je ne souhaite pas « influencer » ou biaiser VOTRE rencontre avec bébé. Je suis pleinement consciente de la chance que j’ai eu, car pour ma part, je m’étais fait toute une romance sur ce moment, qui ne s’est pas déroulé comme je l’avais imaginé, mais en mieux et en plus beau. Faute d’avoir regardé moult émissions sur les naissances, d’avoir lu tout et n’importe quoi sur les forums ou encore d’avoir écouter des postcasts postpartum.

Un seul mot, faites-vous confiance. Vous êtes bien plus fortes que ce que vous imaginez !

Si vous souhaitez des détails sur l’équipe ou les actes médicaux, je serais ravie de vous en donner.

Eh bien moi, c’est Astrid, 34 ans et jeune maman parisienne. La mode et les bla-bla font partie de ma vie et aujourd’hui plus que tout, mon fils. On parlera donc ici bébé, looks, books, maman mais avant tout de nous, les femmes, avec ma touche de légèreté ! Ciao les tabous, hello on se dit tout !

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